19 novembre 2007
Blood diamond
Réalisateur : Edward Zwick
Genre : Drame
Résumé : Enlevé et séparé de sa famille par les forces rebelles de Sierra Leone, un modeste pécheur est contraint de travailler dans une exploitation diamantifère où il découvre une pierre d'une taille exceptionnelle qu'il s'empresse de dissimuler. Libéré par les troupes gouvernementales, il s'associe à un mercenaire sud-africain qui lui promet de retrouver les siens en échange d'une part substantielle sur la vente du diamant.
Ce qui caractérise le film : Un film distrayant qui passe néanmoins à côté de son sujet.
Note artistique : Les paysages sont magnifiques. La narration est en revanche assez poussive et maladroite, offrant une vision trop superficielle et par conséquent caricaturale de l'Afrique et de ses guerres intestines.
Note filmographique : Comme "Le dernier samouraï" du même réalisateur, "Blood diamond" est un film à l’esthétique soignée mais guère plus, moins convainquant que "The constant gardener" de Fernando Mereilles dont il emprunte les traces.
Points forts : En dépit de ses faiblesses, "Blood diamond" réserve quelques moments intenses sur le désarroi d’un peuple africain victime de l'exploitation occidentale, rongé par la corruption de ses dirigeants et livré à la barbarie de quelques opposants cupides, mégalomanes et sanguinaires, sur fond d'hypocrisie internationale.
Points faibles : Sur la forme, le film est trop long à trouver ses marques et le réveil du "héros" est trop tardif pour que l'on puisse véritablement le racheter. Sur le fond, "Blood diamond" échoue à mettre en perspective une aventure individuelle avec le destin économique, politique et social d'un continent.
Note subjective : 5 / 10
Highlander
Réalisateur : Russel Mulcahy
Genre : Aventures fantastiques
Résumé : Au 15ème siècle un jeune écossais découvre qu'il est immortel tant qu'il garde la tête sur les épaules et comprend qu'il est condamné à livrer un combat sans merci à ceux de sa caste. De nos jours, il figure parmi les derniers immortels qui sont parvenus à traverser les siècles, se rassemblant à New York pour un affrontement final en vue de gagner "le prix".
Ce qui caractérise le film : Un film devenu quasiment culte, grâce à un excellent scénario et quelques personnages maudits et charismatiques.
Note artistique : La mise en scène a mal vieilli. Il en reste surtout de beaux paysages écossais, un montage assez réussi et la bande originale du groupe Queen.
Note filmographique : Après "Razorback" un film de genre prometteur, Russel Mulcahy réalise avec "Highlander" l'un de ses meilleurs longs métrages, s'inspirant, consciemment ou non, de "Star Wars" (le héros est séparé des siens, pratique l’escrime, et croise la route d’un mentor empreint de sagesse qui lui apprends à sentir la "force" avant d’être tué en cours de route par le grand méchant de l’histoire) et de "Terminator" (le grand méchant est une brute vêtue de cuir, vulgaire et quasiment indestructible qui trouve pied-à-terre dans un petit hôtel dont il insulte ou terrorise le personnel). Il ne transformera pas l'essai dans la suite de sa carrière, signant notamment une suite cataclysmique qui compte sans doute parmi les plus mauvais films jamais réalisés.
Points forts : Dans le rôle du mentor, Sean Connery est excellent et constitue très certainement l'une des pièces maîtresses du film. Le scénario de "Highlander" figure parmi les plus intéressants que le cinéma de divertissement ait produit. C'est avant l'heure un film de super-héros où la malédiction qui pèse sur les épaules du personnage contrebalance l’avantage que lui octroient ses super-pouvoirs.
Points faibles : Les effets spéciaux ne tiennent plus guère la route et la chorégraphie des combats est d'une grande pauvreté si on la compare à la production actuelle.
Note subjective : 7 / 10
13 novembre 2007
Les promesses de l'ombre
Réalisateur : David Cronenberg
Genre : Film de gangsters
Résumé : Une jeune russe de 14 ans meurt anonymement dans un hôpital londonien en mettant au monde une petite fille. Le seul indice qu'elle laisse derrière elle est un journal intime en langue russe. A l'aide de ce dernier, une sage-femme entreprend de retrouver sa famille pour lui confier le nouveau-né. Son enquête l’amène à fréquenter le milieu de la mafia russe installée à Londres.
Ce qui caractérise le film : Un film oppressant qui oscille entre le film de gangsters et le mélodrame.
Note artistique : La mise en scène et la photographie sont très soignées. La reconstitution d'une communauté russe est, sinon véridique, du moins tout à fait crédible.
Note filmographique : "Les promesses de l'ombre" est plus intime, plus sombre et plus proche de l'univers habituel de Cronenberg (on y retrouve notamment l'obsession qu'entretient le cinéaste avec le thème de la corruption du corps) que ne l'était "History of violence". Néanmoins à l'instar de ce dernier, le film laisse un goût d’inachevé et s’avère sensiblement moins passionnant que les œuvres les plus marquantes du réalisateur telles que "Vidéodrome", "La mouche", "Existenz", "Le festin nu" ou "Faux semblants".
Points forts : L'intérêt du film réside principalement dans son intrigue mélodramatique qui va servir de révélateur à l'identité profonde de chacun des personnages. La description, plutôt sobre, d'un milieu mafieux et de ses pratiques est quant à elle classique et sans surprise, même si elle est transposée dans la communauté russe. Sur le plan formel elle évite cependant l'écueil du romantisme lyrique, privilégiant une vision sombre et sans pitié. Au chapitre des séquences mémorables, on retiendra la scène où l'on voit Viggo Mortensen se battre entièrement nu contre deux tueurs dans un sauna, une prouesse physique et visuelle à mettre à la fois au crédit de l'acteur et du réalisateur.
Points faibles : Le film est parsemé de détails sanglants inutiles et un peu gratuits. On ne retrouve que trop rarement l'esprit de Cronenberg et le film aurait gagné à développer davantage le personnage ambigu et ténébreux interprété par Viggo Mortensen. A ce sujet, le générique de fin, typique de l'univers de Cronenberg, pourrait presque apparaître comme un mea culpa du réalisateur.
Note subjective : 6 / 10
06 novembre 2007
Michael Clayton
Réalisateur : Tony Gilroy
Genre : Drame criminel, judiciaire et psychologique à suspense
Résumé : Sur le point de conclure une longue et délicate affaire judiciaire opposant son client, un grand groupe industriel, à une association de victimes, l’un des principaux associés d’un grand cabinet d’avocats de New York craque psychologiquement et retourne sa veste, prenant fait et cause pour les victimes. Son ami Michael Clayton, avocat dans le même cabinet, tente de le raisonner tout en essayant de lui venir en aide. Ce faisant, il met le doigt dans un engrenage qui va l’obliger à faire lui-même des choix.
Ce qui caractérise le film : Un suspense centré sur ses personnages, assez brouillon mais intéressant, qui pose de manière centrale la question personnelle du choix.
Note artistique : La mise en scène est assez classique. Elle se démarque néanmoins par une chronologie et un montage sophistiqués.
Note filmographique : Le propos de "Michael Clayton" fait immédiatement penser à celui de "Erin Brockovich" de Steven Soderbergh (qui participe à la production du film) ou de "Révélations" de Michael Mann. Néanmoins il s’en démarque par un traitement sensiblement différent.
Points forts : Le scénario est intéressant et aborde le genre sous un angle relativement original, à mi-chemin entre l’intrigue économico-judiciaire, le suspense criminel et le drame psychologique. La mise en scène délaisse les effets de manches judiciaires et les rebondissements scénaristiques habituels pour se focaliser sur le parcours personnel et psychologique de personnages (d’un bord ou de l’autre) amenés, dans un contexte tendu et dramatique, à faire et à assumer des choix pouvant remettre en cause leurs existences. En filigrane, le film dénonce le cynisme des multinationales toutes puissantes sans pour autant en faire son axe principal et le slogan de l’affiche ("Pour éviter des millions de victimes un avocat se retourne contre son propre client") donne une idée erronée de ce qu’est "Michael Clayton".
Points faibles : Si le montage est par moment réussi, sa complexité brouille la lisibilité du film dans sa première moitié. Compte tenu du sujet traité, le film est dans l’ensemble un peu trop froid avec une conclusion plutôt abrupte.
Note subjective : 6 / 10
04 novembre 2007
Wolfen
Réalisateur : Michael Wadleigh
Genre : Fantastique
Résumé : Après avoir inauguré le chantier d’un programme immobilier d’envergure, un richissime promoteur est sauvagement assassiné le soir même dans un parc new-yorkais avec son épouse et son garde du corps. L’enquête est confiée à un inspecteur tourmenté mais tenace et à une psychologue spécialisée dans le crime politique.
Ce qui caractérise le film : Un film fantastique profond, original et fascinant, d’une ambition et d’une qualité rares. Un des meilleurs films du genre à mon avis.
Note artistique : Michael Wadleigh a signé une mise en scène à la fois sobre, esthétique, inventive et d’une très grande précision qui résiste remarquablement au passage du temps. Les effets spéciaux horrifiques sont soignés mais savent se faire discrets. Les décors les plus marquants, une église délabrée au milieu d’un quartier urbain en ruines ou la pile d’un pont suspendu qui offre une vue aérienne et panoramique sur la cité, sont riches en symboles et possèdent une identité visuelle forte. La caméra subjective filmant ce que voit le prédateur au ras du sol dans une gamme de couleurs suggérant l’infrarouge et l’ultraviolet (technique reprise plus tard par John McTiernan dans "Predator") contribue à une immersion très réussie dans le fantastique. A noter également l’excellente bande originale de James Horner qui préfigure à l’évidence celle de "Aliens" de James Cameron.
Note filmographique : Suivant de près la sortie de deux films de loups-garous à succès ("Hurlements" de Joe Dante et "Le loup-garou de Londres" de John Landis) dont il détourne intelligemment les codes, "Wolfen" est davantage qu’un simple film d’horreur, mêlant habillement fantastique, enquête policière, et réflexion écologiste.
Points forts : Apparaissant comme l’émanation d’une légende indienne, "Wolfen" est une passionnante fable écologiste, toujours d’une brûlante actualité, qui évoque en parallèle la disparition d’une biodiversité naturelle millénaire et celle d’une culture amérindienne tournée vers le spirituel. On peut donc à l’évidence y voir une prise de position politique. Sur le plan formel, le film est magnifique, jouant sur le contraste entre des plans panoramiques embrassant eau, terre et ciel, et d’autres plans sur un univers en ruines. Il réserve de nombreuses séquences au suspense angoissant et réussi, reposant essentiellement sur une ambiance visuelle (jeux d’ombres, visions fugaces) ou sonores (silence, bruits inquiétants). La mise en scène et les dialogues sont parsemés de détails sans importance pour l’intrigue mais qui participent à la vraisemblance des situations et des personnages et donc à l’immersion dans l’histoire. La séquence finale est exceptionnelle sur tous les plans et sublime le caractère fantastique du film.
Points faibles : Le visuel (mordant) choisi pour illustrer le DVD (illustration du bas) ainsi que le slogan stupide qui le souligne ("Reveillez la bête qui sommeille en vous") ne rendent aucunement compte des intentions du film, loin de là. Une triste illustration des méfaits d’un marketing sans scrupule.
Note subjective : 9 / 10
29 octobre 2007
Rocky Balboa
Réalisateur : Sylvester Stallone
Genre : Epopée nostalgique et chronique sociale
Résumé : Le jeune champion du monde des poids lourds ne parvenant plus à trouver d'adversaire à son niveau, ses managers émettent l'idée de l'opposer à une vieille gloire de la catégorie, Rocky Balboa, pour redorer son image dans les médias.
Ce qui caractérise le film : Un retour très réussi aux sources du mythe.
Note artistique : La mise en scène cultive la simplicité avec beaucoup de bonheur.
Note filmographique : C'est sans hésitation le "Rocky" le plus intéressant depuis le premier volet.
Points forts : Loin de seulement célébrer une légende, le scénario privilégie un "Rocky" populaire, téméraire, exemplaire et attachant qui reste fidèle à ses convictions, s'intéresse à autrui et s'efforce de cultiver un lien social fort avec ceux qui lui sont ou lui furent proches. Héroïque sur le ring (le combat final est superbe), Rocky Balboa est surtout le ciment d'une communauté de gens modestes, laissés pour compte d'une société qui privilégie la rentabilité et les faux semblants éphémères. Un film à l'anti-cynisme rafraîchissant.
Points faibles : Aucun.
Note subjective : 6 / 10
Basic instinct 2
Réalisateur : Michael Caton-Jones
Genre : Thriller
Résumé : Après un accident de la circulation qui a conduit au décès d'un automobiliste dans des circonstances suspectes, la justice impose une évaluation psychiatrique à la passagère rescapée afin de déterminer si son comportement fait courir un danger à autrui. D'entrée de jeu, la confrontation entre la patiente et le praticien prend l'allure d'un jeu de bluff et de séduction.
Ce qui caractérise le film : Une intrigue psycho-criminelle qui préserve sa part d'ombre, dans la droite ligne du premier volet mais d'une qualité très inégale.
Note artistique : Une réalisation très classique.
Note filmographique : Même si elle est inférieure à "Basic instinct" de Paul Verhoven, cette séquelle vaut tout de même un peu mieux que nombre de critiques que j'ai pu lire à son sujet.
Points forts : Comme dans le précédent, la réussite de ce "Basic instinct 2" ne réside pas tant dans son ambiance pseudo sulfureuse que dans sa volonté de conserver une grande part du mystère au delà même du dénouement (comme c'est rarement le cas dans le genre, il fallait le souligner). Mais c'est uniquement grâce à ce parti pris que le film reste distrayant.
Points faibles : L'interprétation de Sharon Stone tient davantage de la caricature que de la comédie et son personnage perd beaucoup en crédibilité. La mise en scène manque de cohésion et l'on a davantage l'impression d'assister à une succession de scènes obligées qu'à un long métrage savamment construit.
Note subjective : 5 / 10
Kaosu (Chaos)
Réalisateur : Hideo Nakata
Genre : Thriller
Résumé : Une jeune femme embauche un homme à tout faire pour simuler son enlèvement afin de mettre à l'épreuve l'attachement de son époux. Mais l'affaire tourne mal quand l'homme découvre que la jeune femme a été assassinée sur le lieu de sa détention.
Ce qui caractérise le film : Une histoire de manipulation au dénouement plutôt original mais à l'ambiance un peu trop froide.
Note artistique : Le film se caractérise par une ambiance particulière flirtant avec le fantastique : des décors assez dépouillés aux couleurs ternes et le plus souvent vides de figurants.
Note filmographique : La mise en scène de "Kaosu" préfigure celle de "Dark Water" du même réalisateur. Je le trouve néanmoins moins intéressant que ce dernier. Le scénario quant à lui évoque celui de "Vertigo" d'Alfred Hitchcock. A noter qu’un remake américain réalisé par Hideo Nakata lui-même est en préparation.
Points forts : La mise en scène est sobre, posée et hitchcockienne.
Points faibles : Le casting et l'interprétation ne sont pas extraordinaires et desservent l'ambiance du film.
Note subjective : 5 / 10
26 octobre 2007
Bad times
Réalisateur : David Ayer
Genre : Entre drame psychologique et film noir
Résumé : Après une expérience militaire qui lui a permis de s'illustrer mais l'a marqué psychologiquement, un jeune voyou décide d'entrer dans un corps de police prestigieux. Mais hélas son passé, sa violence et ses mauvaises habitudes le poursuivent, mettant ses chances en péril.
Ce qui caractérise le film : Le portrait âpre et sans concession d'un homme sans repère.
Note artistique : La mise en scène est classique mais efficace.
Note filmographique : Il s’agit d’un premier film, relativement prometteur même si ça n’est pas un coup d’éclat.
Points forts : Loin de tout romantisme, le film privilégie un réalisme amer. Christian Bale incarne avec talent et conviction un adulte immature inconscient des contradictions qui séparent ses rêves et ses pulsions. En filigrane, le film est une critique du système social américain qui place ses concitoyens sans emploi le dos au mur, même lorsqu’ils ont servi leur pays dans le cadre d’un conflit armé.
Points faibles : Hésitant entre deux genres, "Bad times" manque un peu de substance.
Note subjective : 5 / 10
24 octobre 2007
L'ennemi intime
Réalisateur : Florent Emilio Siri
Genre : Film de guerre
Résumé : En 1959, un jeune lieutenant idéaliste et engagé volontaire arrive dans un poste avancé de l’armée française dans les montagnes désertiques de Kabylie. Il prend le commandement d’une section chargée de mettre hors d’état de nuire un groupe de rebelles du FLN qui terrorise la région. Au fur et à mesure des opérations, il réalise à quel point les méthodes des deux camps sont impitoyables.
Ce qui caractérise le film : Une vision réaliste et sans concession de la guerre d’Algérie.
Note artistique : Sur le plan formel, la mise en scène précise et efficace n’a rien à envier aux références américaines du genre. Florent Emilio Siri parvient à installer une ambiance visuelle et narrative singulière entre l’intime, le réalisme et le spectaculaire, au travers d’une reconstitution historique convaincante, d’une photographie très travaillée, d’excellents cadrages (entre parenthèses, il est appréciable et reposant de constater que réalisme n’est pas forcément synonyme de mouvements de caméras hystériques), d’effets spéciaux irréprochables et d’une bande son réussie. Les paysages montagneux et désertiques sont sobrement mais magnifiquement mis en image.
Note filmographique : Après un efficace et prometteur "Nid de guêpes", Florent Emilio Siri avait déçu avec "Otage" un film d’action hollywoodien sans véritable caractère. Avec "L’ennemi intime" son cinéma progresse indéniablement en maturité, même s’il n’est pas encore convaincant sur tous les plans.
Points forts : S’agissant du comportement de l’armée française en Algérie, "L’ennemi intime" mets les pieds dans le plat sans chercher à épargner l’honneur national. Le combat est impitoyable et les deux camps rivalisent dans l’horreur, usant de tous les moyens moraux ou immoraux à leur disposition. La mise en scène parvient à rendre compte du climat particulier de ces opérations menées contre un ennemi invisible qui a toujours une longueur d’avance. Elle restitue avec la même justesse l’esprit de camaraderie qui soude le groupe composé d’algériens, de jeune conscrits venus de métropole, ou de militaires de carrières déjà rompus au combat sur d’autres champs de bataille. L’interprétation est très juste dans l’ensemble.
Points faibles : La seconde moitié du film prend une tournure plus romantique (au sens propre du terme) quand les convictions profondes des principaux protagonistes se trouvent mises à l’épreuve de la terrible réalité. Ce deuxième aspect de "L’ennemi intime" est sensiblement moins crédible et moins intéressant que l’autre car construit sur des rebondissements trop convenus et sacrifiant parfois au réalisme. Au final, l’intérêt du film pâtit de cette alchimie maladroite entre réalisme et romantisme.
Note subjective : 6 / 10
