11 avril 2008
La zona
(Mexique, sorti en 2008)
Réalisateur : Rodrigo Pla
Genre : Drame d’anticipation
Résumé : La zona est un vaste quartier résidentiel privé où une population privilégiée vit recluse, protégée par de hauts murs, un système de vidéo-surveillance et une milice privée. Profitant d’une opportunité accidentelle, trois jeunes délinquants pénètrent dans l’enceinte pour commettre un cambriolage. Mais les choses tournent mal, laissant quatre victimes sur le carreau. Pour préserver leurs privilèges, les résidents décident à la majorité de dissimuler les faits à la police et de se faire justice eux-mêmes, entreprenant de traquer le dernier voyou encore en vie.
Impressions : Vision terrifiante et pessimiste d’un avenir possible (de telles zones de résidence privées et surveillées existent déjà, notamment aux Etats-Unis), "La zona " dénonce la dérive fascisante d’une société sécuritaire, mais également le pouvoir exorbitant et corrupteur de l’argent tout puissant.
Scénario : Le scénario est surprenant, faussement linéaire, prenant sans prévenir un virage à 180 degrés, tant et si bien que la conclusion de "La zona" tombe comme un coup de massue, terriblement émouvante (mes joues s’en souviennent…).
Personnages : Parmi la multitude de protagonistes égarés dans les sombres dédales de l’inhumanité, surnagent heureusement quelques personnages équilibrés qui laissent percer une lueur d’espoir sur le caractère non inéluctable de la bêtise, de la haine et des préjugés.
Critiques et récompenses : Le film a reçu le Lion du meilleur premier film au Festival de Venise.
Note subjective : 7 / 10
Il était une fois en Chine II
(Hong-Kong, sorti en 2000)
Réalisateur : Tsui Hark
Genre : Film d'arts martiaux
Résumé : En l’an 1895, la présence des comptoirs occidentaux en Chine influe de plus en plus sur le mode de vie des chinois, bousculant leurs traditions millénaires. Si certains veulent y voir une certaine forme de progrès et la promesse d'un enrichissement mutuel entre les deux civilisations, d'autres craignent une diminution de leur influence et s'y opposent farouchement. C’est dans ce contexte qu’apparaît la secte du lotus blanc, une organisation radicale, violente et xénophobe qui terrorise indifféremment l’envahisseur et la population locale. Un maître en arts martiaux décide alors de s’opposer à la menace sectaire.
Impressions : Un film d'aventures spectaculaire et très distrayant.
Scénario : Délivrant un message de tolérance et de respect des différences culturelles, le scénario est intelligemment ancré dans une réalité historique qui lui donne de la substance. Le ton est sensiblement plus dramatique que dans "Il était une fois en Chine".
Personnages : Les personnages, déjà présents dans le premier épisode, gagnent en nuances et en maturité, partagés entre modernisme et tradition jusque dans l'expression de leurs sentiments.
Considérations artistiques : La chorégraphie des combats, magnifique, est un modèle du genre.
Mise en scène : La qualité et la variété des cadrages donnent beaucoup de relief à la mise en scène.
Références cinématographiques : Plus ambitieuse sur de nombreux points, cette suite surpasse le premier volet, déjà bien plaisant. Autre article concernant le même cinéaste : "Seven swords".
Note subjective : 7 / 10
