CinEdito

Critiques de films. Le cinéma que j'aime... ou non.

04 février 2008

No country for old men

No_country_for_old_men___250Réalisateur : Joel & Ethan Coen
Genre : Film noir
Résumé : Alors qu'il chasse dans le désert, un type ordinaire découvre par hasard le théâtre d'un deal de drogue qui a mal tourné. Constatant qu'il n'y a aucun survivant, il s'empare d'une sacoche pleine de dollars et prend la fuite, bientôt poursuivi par un gang de mexicains et un tueur incontrôlable.

Ce qui caractérise le film
: Un film à l’atmosphère tendue, violent, sans concession, très noir et très efficace.

Note artistique : La mise en scène, débarrassée de toutes fioritures et assez proche d'un certain classicisme des années 70, est entièrement vouée à l'efficacité, la narration étant réduite au minimum au profit d'une action à la fois sobre et percutante.

Note filmographique : Même s'il n’est pas dénué de digressions ou de détails singuliers parfois teintés d'humour noir et grinçant, "No country for old men" est, me semble-t-il, l'un des films les plus dépouillés des frères Coen. Leur approche n’est pas sans me rappeler celle que Quentin Tarantino a adopté pour "Boulevard de la mort" dont l'ambiance est dans une certaine mesure comparable.

Points forts : Pendant les trois quarts du film, la tension est permanente et ne retombe jamais, les scènes à suspense se succédant sans temps mort. Le personnage du tueur psychopathe, incarné par Javier Bardem, est incroyable de présence et de détermination froide (imaginez un "Terminator" mégalomane et pervers…). Le scénario est sans concession et pousse le côté noir de l'intrigue jusqu'au bout de sa logique.

Points faibles : Le personnage du shérif, effrayé, désabusé et dépassé par l'incroyable violence des événements reste trop en marge de l'histoire et manque d'intérêt. Incarné par un Tommy Lee Jones au regard de cocker battu un peu trop appuyé, ce représentant de l’ordre à l’orée de la retraite est censé apporter un alibi "sociologique" (j’ose le terme !) au film, mais n'incarne en définitive qu'une Amérique piteusement recroquevillée sur les problèmes de violence qu’elle a elle-même engendrés.

Note subjective : 7 / 10

Posté par CinEdito à 21:56 - 07/10 (très bien) - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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