CinEdito

Critiques de films. Le cinéma que j'aime... ou non.

14 janvier 2008

Le dernier roi d'Ecosse

Le_dernier_roi_d_Ecosse___250Réalisateur : Kevin MacDonald
Genre : Thriller dramatique et historique
Résumé : Son diplôme de médecine en poche, un jeune écossais voulant échapper à l'influence écrasante de son père décide d'aller exercer son métier en Ouganda. Il y fait la connaissance du nouveau président Idi Amin Dada et, subjugué par le charisme de ce dernier, accepte de devenir son médecin personnel, son conseiller et son confident. Couvert d'avantages et de présents, il tarde trop à se rendre compte qu'à mesure que le leader politique lui dévoile sa personnalité et les ombres de son pouvoir, il lui confisque la liberté.

Ce qui caractérise le film
: La cauchemardesque et éprouvante descente aux enfers d'un homme sous influence.

Note artistique
: La réalisation privilégie un certain réalisme tout en restant parfaitement lisible ce qui est appréciable. La reconstitution historique est crédible dans tous ses aspects : manifestations publiques ou médiatiques, arcanes du pouvoir ou vie privée. La séquence finale met en scène une séance de torture difficilement soutenable qui peut heurter les âmes sensibles.

Note filmographique : Par son scénario qui évoque un homme pris au piège d’un système terrifiant et par son atmosphère angoissante, "Le dernier roi d’Ecosse" est le digne héritier de films comme "La déchirure" de Roland Joffé ou "Midnight express" d’Alan Parker.

Points forts
: Les deux visages du film, un suspense dramatique dans la forme et le portrait d'un tyran et de son régime dans le fond, sont plutôt réussis. L'ambiance est oppressante et immersive et l'aventure du jeune homme naïf qui tombe peu à peu dans les griffes du mal se suit presque comme une parabole à l'issue évidente. Forest Whitaker compose de manière saisissante un Idi Amin Dada effrayant, instable, paranoïaque et souvent plus (dangereusement) infantile que véritablement machiavélique.

Points faibles
: Le film ne présente pas de véritable défaut mais trouve ses limites mêmes dans son parti pris narratif. Ne voulant choisir entre fiction, biographie ou évocation historique, il perd de sa substance et de sa force au moment de conclure.

Note subjective : 6 / 10

Posté par CinEdito à 21:55 - 06/10 (bien) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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