29 avril 2007
X-Men l’affrontement final
Réalisateur : Brett Ratner
Genre : Fantastique/action
Résumé : Un traitement médical a été mis au point, permettant aux mutants qui le souhaitent de redevenir des humains "ordinaires". Sous l’influence de Magnéto, les mutants les plus radicaux n’y voient qu’une menace intolérable et décident d’entrer en guerre totale contre l’humanité.
Ce qui caractérise le film : On aurait pu espérer un peu mieux, mais on aurait pu craindre bien pire.
Note artistique : Les effets spéciaux sont bien entendus au rendez-vous, mais que dire de plus ?
Note filmographique : "X-Men 3" est globalement inférieur aux deux épisodes précédents. Les deux premiers opus souffraient également d'un certain nombre de défauts (scénario très moyen, trop de personnages, scènes d'action inégales) en dépit d'une mise en scène de qualité, et l'on pouvait difficilement attendre de miracle de ce 3ème volet, surtout compte tenu du changement de réalisateur.
Points forts : Spectaculaire avec une réelle intensité dramatique. Les personnages les plus charismatiques de la série répondent présents.
Points faibles : Moins inventif et moins subtil que les précédents opus. Il y a profusion de personnages et certains ne sont qu'anecdotiques.
Note subjective : 6 / 10
25 avril 2007
Paradise Now
Réalisateur : Hany Abu-Assad
Genre : Drame politique
Résumé : En Cisjordanie, deux jeunes palestiniens préparent un attentat suicide en territoire israélien. Le film raconte les 24 heures qui précèdent leur dernier acte.
Ce qui caractérise le film : Le point de vue du cinéaste est multipolaire. Il dénonce l'escalade de la violence de quelque bord qu'elle vienne. Son regard critique porte davantage sur les organisations que sur les individus désignés plutôt comme des victimes.
Note artistique : La photographie et la mise en scène sont soignées.
Note filmographique : Je n’ai pas d’autre référence concernant ce réalisateur.
Points forts : le réalisateur peint avec justesse le quotidien désabusé d'une communauté cisjordanienne marquée par la violence du passé, l'oppression du présent, et manquant singulièrement de perspectives. L’interprétation est convaincante et nuancée.
Points faibles : Je n’ai pas relevé de défaut particulier.
Note subjective : 7 / 10
23 avril 2007
The weather man
Réalisateur : Gore Verbinsky
Genre : Comédie dramatique
Résumé : David Spritz est présentateur météo sur une petite chaîne de TV locale. Il gagne bien sa vie, mais tout le monde, famille et spectateurs, le considère comme un raté.
Ce qui caractérise le film : Une vision désenchantée du rêve américain et de la vie en général.
Note artistique : La mise en scène est très classique.
Note filmographique : Même si "Weather Man" n'est pas un chef d’œuvre, il est cependant plus intéressant que "Pirates des caraïbes" (du même réalisateur) et sa suite.
Points forts : La distribution et l'interprétation rendent les personnages crédibles et attachants. Gore Verbinsky évite habilement de sombrer dans le mélodrame larmoyant grâce à un scénario qui n'est ni trop convenu, ni trop manichéen.
Points faibles : Un peu trop moraliste sur le fil.
Note subjective : 6 / 10
15 avril 2007
Sunshine
Réalisateur : Danny Boyle
Genre : Science fiction
Résumé : Le soleil est en train de s’éteindre et la Terre se trouve sous la menace d’un hiver éternel. Le vaisseau Icarus II transporte le tout dernier espoir de l’humanité : une bombe nucléaire colossale qu’il doit lancer dans le soleil pour tenter de le rallumer. A l’approche de celui-ci, l’équipage d’Icarus II reçoit un signal radio du vaisseau Icarus I que l’on croyait disparu corps et bien depuis plusieurs années.
Ce qui caractérise le film : Quelques passages d’une très grande beauté mais une impression d’inachevé.
Note artistique : Danny Boyle a particulièrement soigné les prises de vues, les couleurs et la lumière. Le design des vaisseaux spatiaux, la représentation du soleil et les effets spéciaux sont réalistes, immersifs et convainquants. J’ai vu le film dans une salle de projection en HD numérique, et dans ces conditions l’image est vraiment magnifique.
Note filmographique : Je n’avais pas été totalement convaincu par "28 jours plus tard" du même réalisateur. Et j’ai un peu le même sentiment après la projection de "Sunshine". Danny Boyle s’approprie une nouvelle fois un genre cinématographique et lui apporte sa touche personnelle, mais il ne parvient ni à le renouveler, ni à le transcender.
Points forts : Prises séparément, de nombreuses scènes sont réussies sur le plan visuel ou sur le plan dramatique, et scientifiquement, les situations et les évènements sont crédibles. La mise en scène privilégie une approche contemplative de l’histoire, ce qui donne lieu à quelques très belles séquences. L’interprétation et la présence sensible de Cillian Murphy apportent beaucoup, notamment dans le dénouement.
Points faibles : Danny Boyle a voulu trop en faire en un seul film. Mélangeant les genres et multipliant les références ("2001", "Solaris", "Lost in space", "Planète rouge",…), il signe un film qui manque de cohérence, et "Sunshine" se résume finalement à une suite de rebondissements s’enchaînant de manière très linéaire et souvent déjà vus. Certains ressorts dramatiques comme le sens du sacrifice des membres de l’équipage sont même usés jusqu’à la corde. Dans l’ensemble, la direction d’acteur et les dialogues ne sont pas vraiment convaincants. Les réactions de l’équipage manquent singulièrement de naturel et ces derniers semblent trop souvent dénués d’émotion.
Note subjective : 6 / 10
14 avril 2007
Fast & Furious : Tokyo drift
Réalisateur : Justin Lin
Genre : Action
Résumé : Un jeune américain exilé à Tokyo et passionné de sport automobile doit affronter le caïd local sur son terrain dans l’épreuve du "drift" (on peut traduire ça par dérapage).
Ce qui caractérise le film : Des voitures, des filles et du tuning (dans l’ordre que vous souhaitez, c’est sans importance).
Note artistique : Il y a une voiture noire (celle du méchant), et des voitures rouges, jaunes, oranges ou vertes… Vous pouvez me croire : c’est joli !
Note filmographique : Jamais deux sans trois, et ce dernier (dernier ?) opus est du même acabit que ses prédécesseurs, ni plus profond ni moins idiot (quoique…).
Points faibles : Avec "Tokyo Drift", on dérape allègrement sur le protocole de Kyoto en produisant à la tonne les fameux gaz à effet de serre. Le scénario et les rebondissements sont à pleurer de stupidité. Rares sont les films à collectionner autant de clichés. Un détail qui tue : les jeunes japonais branchés suivent les compétitions sur l’écran couleur de leur téléphone mobile dernier cri, alors qu’ils se tiennent juste au bord de la piste (cyber-existentiel, n’est-il pas ?). L’affiche est à gerber.
Points forts : Le bruit des moteurs suralimentés. La nervosité des poursuites de voitures. Le scénario peut se déguster au second degré (encore heureux).
Note subjective : 5 / 10 (je sais, c’est étrange cette note après ce que j’ai pu écrire… Un dérapage sans doute)
The Wig
Réalisateur : Won Shin Yun
Genre : Fantastique
Résumé : Une jeune femme atteinte d'un cancer qui ne lui laisse que peu d’espoir est autorisée à quitter le milieu hospitalier. Elle est recueillie par sa grande sœur qui lui fait cadeau d'une belle perruque. Coiffée de celle-ci, la jeune femme revit et change radicalement de personnalité.
Ce qui caractérise le film : Un climat glaçant.
Note artistique : Esthétiquement, c'est très soigné, mais la photographie sophistiquée prend trop souvent le pas sur la narration.
Note filmographique : La mention figurant sur le boîtier du DVD, "Le nouveau chef d’œuvre du cinéma fantastique", est largement exagérée.
Points forts : On appréciera la mise en scène qui privilégie la subtilité plutôt que les effets gore et tonitruants. Le scénario ne manque pas d'intérêt et le dénouement du film est très émouvant.
Points faibles : La narration n'est pas suffisamment maîtrisée. La mise en scène manque de chaleur et l'on a du mal à s'identifier à l'un ou l'autre des personnages qui ressemblent tous à des fantômes. Dommage qu'il faille attendre les dernières minutes du film pour ressentir une véritable émotion.
Note subjective : 5 / 10
Des serpents dans l'avion
Réalisateur : David R. Ellis
Genre : Film catastrophe
Résumé : Un agent du FBI doit escorter un témoin important à bord d'un vol commercial. Une organisation criminelle a placé une cargaison de serpents mortels dans la soute pour que l'appareil n'atteigne jamais sa destination.
Ce qui caractérise le film : Peu d'imagination et beaucoup de clichés.
Note artistique : Les effets spéciaux sont corrects mais sans plus.
Note filmographique : Je ne partage pas l’indulgence d’une partie de la presse à propos de ce film.
Points forts : Il n'y a vraiment rien qui sorte du lot.
Points faibles : Si l'idée de départ est séduisante, elle est malheureusement très mal exploitée. L'affiche du film invite à le prendre au second degré, mais hélas celui-ci se prend beaucoup trop au sérieux. Il hésite entre les genres et y perd toute personnalité. La mise en scène est plate et maladroite. Les attaques reptiliennes s’enchaînent sans véritable suspense ni imagination. Les serpents sont étonnamment sélectifs : les victimes désignées succombent en quelques secondes tandis que les héros survivent indéfiniment aux morsures. A cause de la surenchère (il y a beaucoup trop de serpents dans un si petit espace), l'ensemble n'est pas du tout crédible et l'on sent que les interprètes eux-mêmes n'y croient pas une seule seconde.
Note subjective : 3 / 10
13 avril 2007
La science des rêves
Réalisateur : Michel Gondry
Genre : Comédie dramatique
Résumé : Après plusieurs années passées à l'étranger, un jeune homme rentre à Paris pour prendre un emploi de bureau. Profondément déçu par la triste réalité de son quotidien, il se réfugie dans l'imaginaire et tombe amoureux de sa nouvelle voisine.
Ce qui caractérise le film : Original, onirique, poétique, drôle, touchant et délirant.
Note artistique : Michel Gondry a délaissé les effets spéciaux léchés et sophistiqués pour truffer son film de séquences d'animation image par image à partir de trois fois rien (dont une bonne quantité de carton ondulé). A l'évidence, cette esthétique renvoie à l'enfance du personnage principal reflétant une certaine difficulté à entrer dans l’âge adulte.
Note filmographique : "La science des rêves" est esthétiquement très différent de "Eternal sunshine of the spotless mind" du même cinéaste, mais assez proche dans l'esprit. Par la conception de certains décors, son approche fantasque, et la manière dont il mêle imaginaire et réalité, le cinéaste se positionne en véritable Tim Burton du bout de ficelle.
Points forts : Le film nous offre un voyage dépaysant, plein de fraîcheur, de sourires et de surprises. Michel Gondry utilise avec intelligence les techniques de trucage et de montage héritées du clip ou de la publicité dans le cadre d'un long métrage. Sa mise en scène, complexe mais parfaitement maîtrisée, ne prend jamais le pas sur l'histoire ou les personnages. L'interprétation est excellente.
Points faibles : Quelques scènes sont un cran en dessous de l'ensemble et certains personnages sont un peu trop caricaturaux.
Note subjective : 7 / 10
Eternal sunshine of the spotless mind
Réalisateur : Michel Gondry
Genre : Drame sentimental
Résumé : À la suite d’une dispute avec son compagnon, une jeune femme a suivi un traitement révolutionnaire pour effacer de sa mémoire toute trace de celui-ci. Incrédule et désespéré, ce dernier décide de suivre le même traitement. Mais au cours de la séance il change d’avis et s’efforce désespérément de conserver le souvenir de celle qu’il aime.
Ce qui caractérise le film : C’est une belle histoire d’amour, une réflexion sur les aléas du couple, un regard critique sur une société qui prône la perfection factice et l'éphémère, et en filigrane un avertissement contre les dangers de la manipulation.
Note artistique : Le montage du film est très sophistiqué et la mise en scène fait appel à de nombreux effets qui privilégient une narration essentiellement visuelle. En ce sens, Michel Gondry démontre qu’il a parfaitement assimilé le caractère propre de l'art cinématographique.
Note filmographique : En passant de la réalisation de clips ou de publicités à celle de longs métrages, Michel Gondry a su adapter sa maîtrise technique avec beaucoup d’intelligence. La forme est très élaborée mais sait rester au second plan, servant admirablement bien le fond.
Points forts : La mise en scène est brillante. Le scénario est excellent. L’interprétation est convaincante. Les personnages et leur aventure sont attachants. C’est un film plus profond qu’il n’en a l’air de prime abord.
Points faibles : Quelques "à côtés" un peu inutiles, mais rien qui altère véritablement le plaisir du spectateur.
Note subjective : 8 / 10
12 avril 2007
Je vais bien, ne t'en fais pas
Réalisateur : Philippe Lioret
Genre : Suspense psychologique
Résumé : De retour d'un séjour à l'étranger, une jeune fille apprend que son frère jumeau a quitté le domicile familial après une dispute avec leur père. Après une période de dépression, elle entreprend de le retrouver pour comprendre son geste et savoir ce qu'il est devenu.
Ce qui caractérise le film : Un suspense en filigrane et beaucoup de sensibilité (je n'ai pas dit sensiblerie).
Note artistique : Comme souvent dès qu'il s'agit d'une production hexagonale, le film ne se distingue guère par ses qualités formelles (que je trouve trop classiques).
Note filmographique : Un film plébiscité par le public et la critique. Si l'on ne s'attache pas trop à la forme, cette reconnaissance est pleinement méritée. Par sa sensibilité et certaines des idées qu’il développe, "Je vais bien, ne t'en fais pas" me fait penser à "The machinist", un autre thriller psychologique que j'ai beaucoup aimé.
Points forts : Le scénario est excellent, s'articulant autour des différentes expressions de l'amour. Les personnages sont attachants. L'interprétation varie du bien au très bien avec une mention particulière pour Mélanie Laurent et Julien Boisselier.
Points faibles : Le développement de l'histoire n'est pas complètement vraisemblable mais cela ne nuit pas à l'intérêt du film. L'ensemble manque de contraste et peut sembler un peu trop lisse.
Note subjective : 7 / 10
