CinEdito

Critiques de films. Le cinéma que j'aime... ou non.

26 novembre 2007

Eragon

Eragon___250Réalisateur : Stefen Fangmeier
Genre : Aventures médiévales fantastiques
Résumé : Un ancien monteur de dragon a pris le pouvoir impérial par la force et tyrannise ses sujets. Il a mis fin à la caste des dragons et dragonniers, seule capable de lui opposer résistance. Cependant un œuf de dragon lui a échappé, échouant entre les mains d'un jeune paysan imaginatif et courageux...

Ce qui caractérise le film : Un conte fantastique à l'ambition modérée mais très plaisant.

Note artistique : La mise en scène, les cadrages et le montage sont très classiques (ce qui n'est pas forcément désagréable par les temps qui courent). Les effets spéciaux sont de bonne facture offrant au regard de belles séquences aériennes.

Note filmographique : "Eragon" est l'une des grosses productions venues surfer sur la vague médiévale fantastique matinée d'heroïc fantasy qui a suivi les succès de la série des "Harry Potter" et de la trilogie du "Seigneur des anneaux". D'une ambition plus limitée que ses modèles, le film est néanmoins plus convaincant que "Le monde de Narnia" qui l'a précédé un an auparavant.

Points forts : Simple et lisible à tout point de vue dans son scénario ses personnages et son déroulement, visuellement réussi sans pour autant étonner, "Eragon" est un spectacle agréable et tout public, sans surprise mais sans grande faiblesse. Interprétant avec justesse et sobriété un mentor désabusé (personnage souvent surjoué dans le genre...), Jeremy Irons contribue beaucoup à l'équilibre de l'ensemble, entre légèreté et gravité.

Points faibles : Il manque à "Eragon" un vrai souffle épique pour marquer durablement le spectateur de son empreinte.

Note subjective : 6 / 10

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13 novembre 2007

Les promesses de l'ombre

Les_promesses_de_l_ombre___250Réalisateur : David Cronenberg
Genre : Film de gangsters
Résumé : Une jeune russe de 14 ans meurt anonymement dans un hôpital londonien en mettant au monde une petite fille. Le seul indice qu'elle laisse derrière elle est un journal intime en langue russe. A l'aide de ce dernier, une sage-femme entreprend de retrouver sa famille pour lui confier le nouveau-né. Son enquête l’amène à fréquenter le milieu de la mafia russe installée à Londres.

Ce qui caractérise le film
: Un film oppressant qui oscille entre le film de gangsters et le mélodrame.

Note artistique : La mise en scène et la photographie sont très soignées. La reconstitution d'une communauté russe est, sinon véridique, du moins tout à fait crédible.

Note filmographique : "Les promesses de l'ombre" est plus intime, plus sombre et plus proche de l'univers habituel de Cronenberg (on y retrouve notamment l'obsession qu'entretient le cinéaste avec le thème de la corruption du corps) que ne l'était "History of violence". Néanmoins à l'instar de ce dernier, le film laisse un goût d’inachevé et s’avère sensiblement moins passionnant que les œuvres les plus marquantes du réalisateur telles que "Vidéodrome", "La mouche", "Existenz", "Le festin nu" ou "Faux semblants".

Points forts : L'intérêt du film réside principalement dans son intrigue mélodramatique qui va servir de révélateur à l'identité profonde de chacun des personnages. La description, plutôt sobre, d'un milieu mafieux et de ses pratiques est quant à elle classique et sans surprise, même si elle est transposée dans la communauté russe. Sur le plan formel elle évite cependant l'écueil du romantisme lyrique, privilégiant une vision sombre et sans pitié. Au chapitre des séquences mémorables, on retiendra la scène où l'on voit Viggo Mortensen se battre entièrement nu contre deux tueurs dans un sauna, une prouesse physique et visuelle à mettre à la fois au crédit de l'acteur et du réalisateur.

Points faibles : Le film est parsemé de détails sanglants inutiles et un peu gratuits. On ne retrouve que trop rarement l'esprit de Cronenberg et le film aurait gagné à développer davantage le personnage ambigu et ténébreux interprété par Viggo Mortensen. A ce sujet, le générique de fin, typique de l'univers de Cronenberg, pourrait presque apparaître comme un mea culpa du réalisateur.

Note subjective : 6 / 10

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06 novembre 2007

Michael Clayton

Michael_Clayton___250Réalisateur : Tony Gilroy
Genre : Drame criminel, judiciaire et psychologique à suspense
Résumé : Sur le point de conclure une longue et délicate affaire judiciaire opposant son client, un grand groupe industriel, à une association de victimes, l’un des principaux associés d’un grand cabinet d’avocats de New York craque psychologiquement et retourne sa veste, prenant fait et cause pour les victimes. Son ami Michael Clayton, avocat dans le même cabinet, tente de le raisonner tout en essayant de lui venir en aide. Ce faisant, il met le doigt dans un engrenage qui va l’obliger à faire lui-même des choix.

Ce qui caractérise le film
: Un suspense centré sur ses personnages, assez brouillon mais intéressant, qui pose de manière centrale la question personnelle du choix.

Note artistique : La mise en scène est assez classique. Elle se démarque néanmoins par une chronologie et un montage sophistiqués.

Note filmographique : Le propos de "Michael Clayton" fait immédiatement penser à celui de "Erin Brockovich" de Steven Soderbergh (qui participe à la production du film) ou de "Révélations" de Michael Mann. Néanmoins il s’en démarque par un traitement sensiblement différent.

Points forts : Le scénario est intéressant et aborde le genre sous un angle relativement original, à mi-chemin entre l’intrigue économico-judiciaire, le suspense criminel et le drame psychologique. La mise en scène délaisse les effets de manches judiciaires et les rebondissements scénaristiques habituels pour se focaliser sur le parcours personnel et psychologique de personnages (d’un bord ou de l’autre) amenés, dans un contexte tendu et dramatique, à faire et à assumer des choix pouvant remettre en cause leurs existences. En filigrane, le film dénonce le cynisme des multinationales toutes puissantes sans pour autant en faire son axe principal et le slogan de l’affiche ("Pour éviter des millions de victimes un avocat se retourne contre son propre client") donne une idée erronée de ce qu’est "Michael Clayton".

Points faibles : Si le montage est par moment réussi, sa complexité brouille la lisibilité du film dans sa première moitié. Compte tenu du sujet traité, le film est dans l’ensemble un peu trop froid avec une conclusion plutôt abrupte.

Note subjective : 6 / 10

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29 octobre 2007

Rocky Balboa

Rocky_Balboa___250Réalisateur : Sylvester Stallone
Genre : Epopée nostalgique et chronique sociale
Résumé : Le jeune champion du monde des poids lourds ne parvenant plus à trouver d'adversaire à son niveau, ses managers émettent l'idée de l'opposer à une vieille gloire de la catégorie, Rocky Balboa, pour redorer son image dans les médias.

Ce qui caractérise le film : Un retour très réussi aux sources du mythe.

Note artistique : La mise en scène cultive la simplicité avec beaucoup de bonheur.

Note filmographique : C'est sans hésitation le "Rocky" le plus intéressant depuis le premier volet.

Points forts : Loin de seulement célébrer une légende, le scénario privilégie un "Rocky" populaire, téméraire, exemplaire et attachant qui reste fidèle à ses convictions, s'intéresse à autrui et s'efforce de cultiver un lien social fort avec ceux qui lui sont ou lui furent proches. Héroïque sur le ring (le combat final est superbe), Rocky Balboa est surtout le ciment d'une communauté de gens modestes, laissés pour compte d'une société qui privilégie la rentabilité et les faux semblants éphémères. Un film à l'anti-cynisme rafraîchissant.

Points faibles : Aucun.

Note subjective : 6 / 10

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24 octobre 2007

L'ennemi intime

L_ennemi_intime___250Réalisateur : Florent Emilio Siri
Genre : Film de guerre
Résumé : En 1959, un jeune lieutenant idéaliste et engagé volontaire arrive dans un poste avancé de l’armée française dans les montagnes désertiques de Kabylie. Il prend le commandement d’une section chargée de mettre hors d’état de nuire un groupe de rebelles du FLN qui terrorise la région. Au fur et à mesure des opérations,  il réalise à quel point les méthodes des deux camps sont impitoyables.

Ce qui caractérise le film : Une vision réaliste et sans concession de la guerre d’Algérie.

Note artistique : Sur le plan formel, la mise en scène précise et efficace n’a rien à envier aux références américaines du genre. Florent Emilio Siri parvient à installer une ambiance visuelle et narrative singulière entre l’intime, le réalisme et le spectaculaire, au travers d’une reconstitution historique convaincante, d’une photographie très travaillée, d’excellents cadrages (entre parenthèses, il est appréciable et reposant de constater que réalisme n’est pas forcément synonyme de mouvements de caméras hystériques), d’effets spéciaux irréprochables et d’une bande son réussie. Les paysages montagneux et désertiques sont sobrement mais magnifiquement mis en image.

Note filmographique
: Après un efficace et prometteur "Nid de guêpes", Florent Emilio Siri avait déçu avec "Otage" un film d’action hollywoodien sans véritable caractère. Avec "L’ennemi intime" son cinéma progresse indéniablement en maturité, même s’il n’est pas encore convaincant sur tous les plans.

Points forts : S’agissant du comportement de l’armée française en Algérie, "L’ennemi intime" mets les pieds dans le plat sans chercher à épargner l’honneur national. Le combat est impitoyable et les deux camps rivalisent dans l’horreur, usant de tous les moyens moraux ou immoraux à leur disposition. La mise en scène parvient à rendre compte du climat particulier de ces opérations menées contre un ennemi invisible qui a toujours une longueur d’avance. Elle restitue avec la même justesse l’esprit de camaraderie qui soude le groupe composé d’algériens, de jeune conscrits venus de métropole, ou de militaires de carrières déjà rompus au combat sur d’autres champs de bataille. L’interprétation est très juste dans l’ensemble.

Points faibles : La seconde moitié du film prend une tournure plus romantique (au sens propre du terme) quand les convictions profondes des principaux protagonistes se trouvent mises à l’épreuve de la terrible réalité. Ce deuxième aspect de "L’ennemi intime" est sensiblement moins crédible et moins intéressant que l’autre car construit sur des rebondissements trop convenus et sacrifiant parfois au réalisme. Au final, l’intérêt du film pâtit de cette alchimie maladroite entre réalisme et romantisme.

Note subjective : 6 / 10

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22 octobre 2007

Locataires

Locataires___250Réalisateur : Kim Ki-Duk
Genre : Conte poétique et sentimental
Résumé : Un jeune homme étrange, muet et marginal subsiste en squattant des logements momentanément désertés par leurs occupants, ne laissant que des traces positives et discrètes de son passage. Un jour, il s'installe dans une maison sans s'apercevoir que la maîtresse des lieux est toujours présente.

Ce qui caractérise le film : Une histoire résolument originale et onirique qui ne ressemble à aucune autre.

Note artistique : La mise en scène est inspirée. La photographie est simple mais magnifique.

Note filmographique : Comme dans "Printemps, été, automne hiver et printemps" du même cinéaste, il émane de "Locataires" un parfum oriental et poétique qui s'exprime au travers d'une narration lente et contemplative et de personnages décalés.

Points forts : Les personnages principaux sont lumineux, en particulier celui du jeune homme qui apparaît comme un ange spirituel et silencieux, prenant bien soin de ne pas interférer avec un monde trop obtus et matérialiste. Le scénario est quant à lui d'une rare originalité, multipliant les idées poétiques.

Points faibles : L'idée de départ s'essouffle un peu dans la seconde moitié du film, laissant l'impression que l'histoire s'y improvise au fur et à mesure. Heureusement, l'ennui ne s'installe pour autant car "Locataires" réserve des scènes inattendues jusqu'à son terme.

Note subjective : 6 / 10

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15 octobre 2007

La vengeance dans la peau

La_vengeance_dans_la_peau___250Réalisateur : Paul Greengrass
Genre : Action
Résumé : Toujours traqué par la CIA et partiellement amnésique, l'ex-agent Jason Bourne est rongé par le souvenir des exécutions qu'il a réalisées dans le passé sur ordre de l'agence. Son opiniâtreté à découvrir la vérité sur son identité et à dénoncer les pratiques de son ex-employeur embarrasse ses anciens commanditaires qui mobilisent alors tous les moyens à leur disposition dans le seul but de le faire disparaître.

Ce qui caractérise le film
: Une course poursuite non-stop et haletante.

Note artistique : La mise en scène privilégie une mise en images réaliste qui s'avère plus artificielle, plus brouillonne et moins convaincante que celle de "Vol 93" du même réalisateur. Le montage est extrêmement nerveux.

Note filmographique
: Concluant (mais est-ce certain ?) la trilogie consacrée aux mésaventures de Jason Bourne, "La vengeance dans la peau" se situe à mi-chemin entre les deux précédents volets, proche du réalisme de "La mémoire dans la peau" (qui reste selon moi le meilleur des trois) mais scénaristiquement plus conventionnel à l'image de "La mort dans la peau" (également signé par Paul Greengrass).

Points forts : "La vengeance dans la peau" est un techno-thriller au rythme intense et efficace. D'une course poursuite à l'autre on n'a quasiment pas le temps de souffler et certaines scènes d'action sont très impressionnantes. Sur ce plan là, le film assure de belle manière.

Points faibles : Le principal intérêt de la trilogie est d'évoquer la lutte d'un homme seul, véritable machine à tuer, contre tout un système doté des technologies d'investigation les plus avancées. Misant essentiellement sur l'action, ce troisième épisode ne remplit son contrat que sur un plan formel. Dans le fond, la mise en scène manque de recul, de profondeur, de parti pris et d'émotion. Par ailleurs, son efficacité repose sur une mécanique aux effets trop répétitifs sans changement de rythme, ce qui finit par lasser, d'autant que certaines scènes sont visuellement confuses.

Note subjective
: 6 / 10

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29 août 2007

Les chroniques de Riddick

Les_chroniques_de_riddick___250Réalisateur : David Twohy
Genre : Science fiction
Résumé : L'univers est sous la menace des Nécromongers, une civilisation guerrière qui a entrepris de convertir à sa religion tous les systèmes habités, annihilant sans pitié ceux qui s'y refusent. Riddick, un hors-la-loi redouté, est tiré de son exil par son vieil ami l'imam dont la planète est à son tour la proie du mal. Une prophétie semble lier le destin de Riddick à celui du leader des Nécromongers.

Ce qui caractérise le film : De l'action et du grand spectacle mais un scénario à l'ambition très mal servie.

Note artistique : Indéniablement, le design des décors, lieux et vaisseaux est plutôt réussis, évoquant davantage l'esthétique d'un "Dune" (de David Lynch) que celui d'un "Alien" (de Ridley Scott) ou d'un "Star Wars".

Note filmographique : "Les chroniques de Riddick" s'inscrit chronologiquement après "Pitch Black" du même réalisateur, même s'il n'en constitue pas véritablement la suite. Beaucoup plus ambitieux que ce premier volet, il est en définitive moins convaincant.

Points forts : Le scénario recèle de très bonnes idées. Les péripéties se succèdent sans temps mort et le spectacle est très attrayant sur le plan visuel. Si l'on ne s'attendait pas à voir un nouveau "Dune" et que l'on en reste au niveau du simple plaisir primaire, on ne s'ennuie pas.

Points faibles : Une fois gratté le vernis de surface, l'univers de "Les chroniques de Riddick" trahit bien vite un sérieux manque de profondeur compte tenu de l'ambition affichée. En particulier, l'origine, la société et les motivations profondes des Nécromongers restent très obscures, tant et si bien que l'on finit par se désintéresser de ce volet du scénario pour s'attacher uniquement aux aventures beaucoup plus terre à terre de Riddick. A de rares exceptions près, les personnages ne sont présents que pour justifier les événements, et leur psychologie (par conséquent leur "réalité") tient presque du néant. Riddick lui-même manque singulièrement de personnalité (c'est une brute animale qui n'a aucun autre but que celui de survivre) et il est vraiment difficile de s'y identifier (quelques personnages sont un peu plus séduisants mais ils évoluent hélas dans le camp adverse...).

Note subjective : 6 / 10

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16 août 2007

Die hard 4 - retour en enfer

Die_hard_4___250Réalisateur : Len Wiseman
Genre : Action
Résumé : Une organisation criminelle parvient à prendre le contrôle des réseaux informatiques des principales administrations et services publics américains, y compris militaires, paralysant les transports et la finance. Dans une Amérique en proie au chaos, le lieutenant McLane doit escorter un jeune hacker que ladite organisation cherche à éliminer à tout prix.

Ce qui caractérise le film : De l'action non stop avec une bonne pincée d'humour.

Note artistique : Sur le plan des effets spéciaux spectaculaires, le film remplit son contrat, mais on peut déplorer que, reposant sur les mêmes techniques numériques, tous les films américains finissent par se ressembler sur ce plan.

Note filmographique : Même si ce "Die hard 4" déroge à certaines règles de la série (il ne se déroule pas à Noël et il n'y a pas d'unité de lieu), il en reprend les principales ficelles avec un scénario assez proche du 3ème volet en version modernisée. Si le premier "Die hard" ("Piège de cristal") lui reste bien supérieur, ce 4ème épisode peut honorablement se comparer aux deux autres. Néanmoins, Len Wiseman (le réalisateur de "Underworld" et de sa suite) n'est pas parvenu à lui donner une quelconque personnalité.

Points forts : "Die hard 4" est très efficace et l'on a plaisir à retrouver, incarné par un Bruce Willis toujours dynamique et crédible, le personnage de John McLane, d'une endurance, d'une ténacité et d'un à propos à toute épreuve. On apprécie de retrouver l'humour froid et les répliques cinglantes du flic désabusé sur la corde raide que rien ne peut corrompre, abattre ni désarçonner.

Points faibles : Le personnage de Lucy McLane, en fille à papa coriace, rebelle et opportuniste, est un peu lourd. Les scènes d'action se succèdent à un rythme effréné et sont expédiées très rapidement, comme le sont les méchants. Il en résulte que le héros ne semble jamais véritablement en difficulté, même dans les situations les plus invraisemblables, car il se sort des pires situations avant même que le spectateur ait eu le temps de s'inquiéter à son sujet.

Note subjective : 6 / 10

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Transformers

Transformers___250Réalisateur : Michael Bay
Genre : Science fiction
Résumé : Une base américaine du moyen orient est dévastée par un organisme cybernétique géant d'origine extraterrestre. Lui et les siens sont à la recherche d'un puissant artefact qui s'est écrasé jadis sur Terre. D'autres robots géants arrivent bientôt sur la planète pour contrecarrer leurs plans et aider l'humanité à combattre la menace.

Ce qui caractérise le film
: Un cocktail basique mais distrayant entre action dramatique et humour potache.

Note artistique : Adapter au cinéma le concept de jouets qui se transforment de robots en véhicules (et vice versa) était une entreprise pour le moins risquée, à priori vouée au ridicule. Par la qualité de ses effets spéciaux et l'intensité dramatique de ses scènes d'action, "Transformers" parvient, contre toute attente, à relever le gant (sans toutefois atteindre la profondeur d’un Bergman, s’entend…).

Note filmographique : La filmographie de Michael Bay est loin de receler des joyaux du 7ème art. Si "Transformers" n'échappe pas à la mise en scène stupidement héroïque, bourrée de clichés, visuellement ampoulée et ridiculement lyrique du cinéaste de "Pearl Harbor" ou "Armageddon", il a le mérite de ne pas se prendre trop au sérieux et la pilule, au final, passe plutôt bien. Faut-il y voir la bénéfique influence du producteur Steven Spielberg ?

Points forts : Après une mise en bouche sombre et violente, le film vire sans crier gare à la comédie potache, voire absurde, digne de "Shrek" ou des frères Zucker et de leur complice Abrahams (les créateurs de "Y a-t-il un pilote dans l'avion" et autres parodies du même genre). Heureusement, cet humour décalé s'efface complètement pendant les scènes d'action dont l'intensité dramatique est soutenue. A ce titre, l'affrontement final donne lieu à une séquence spectaculaire et visuellement réussie. Les effets spéciaux sont impressionnants mais cela, l'on pouvait s'y attendre.

Points faibles : Le scénario tient du service minimum et l'on n'apprend pas grand chose entre l'introduction et le dénouement. La mise en scène de Michael Bay tourne souvent à la caricature sur tous les plans (personnages, situations, sentiments,...). Mais avec le recul humoristique de "Transformers", elle trouve peut être là sa véritable place...

Note subjective : 6 / 10

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