14 mai 2008
Chasseurs de dragons
(France, sorti en 2008)
Réalisateur : Arthur Qwak et Guillaume Ivernel
Genre : Animation
Résumé : Deux aventuriers sans le sou acceptent de se rendre au bout du monde pour affronter un dragon légendaire et craint de tous en échange d'un tas d'or. Une petite fille qui a le goût des exploits et de l'aventure décide de les accompagner à l'insu de son oncle, le commanditaire de l'expédition.
Impressions : Techniquement et artistiquement, "Chasseurs de dragons" n'a rien à envier à l'animation 3D américaine, offrant même un univers original et improbable où l'austérité gothique baigne dans une poésie enchanteresse. Divertissement très plaisant dans l'ensemble, il lui manque juste cette étincelle narrative qui aurait pu en faire l'un des grands films du genre.
Scénario : Le scénario est linéaire et un peu léger se traduisant par une durée un peu trop courte pour favoriser l'immersion.
Personnages : A une exception près, les personnages sont réussis et attachants.
Considérations artistiques : La grande réussite artistique du film réside sans conteste dans le design de ses décors qui lui confèrent un vrai souffle épique. La bande originale est excellente et très prenante.
Références cinématographiques : Si l’on veut se livrer au jeu des comparaisons, "Chasseurs de dragons" se situe quelque part à la croisée des univers de Hayao Miyazaki et de Walt Disney.
Note subjective : 6 / 10
12 mars 2008
There will be blood
(Etats-Unis, sorti en 2008)
Réalisateur : Paul Thomas Anderson
Genre : Chronique dramatique
Résumé : Début du 20ème siècle. Persuadé qu'il a sous les pieds un gisement pétrolifère très important, un pétrolier indépendant s'installe dans une petite communauté rurale et pauvre de Californie dont il rachète les terres et obtient la concession exclusive, promettant développement et prospérité. Seul un jeune prêcheur local, dont les sermons exaltés hypnotisent la population, tente de lui opposer un contre-pouvoir.
Impressions : A la fois chronique d'une ascension sociale dans un univers très libéral, illustration de l'emprise de la religion sur la société américaine, et portrait d'un arriviste misanthrope, "There will be blood" est un film à la trame complexe sur lequel souffle un esprit pionnier empreint d'une violence sourde (rappelant certains westerns). La reconstitution de l'époque, du milieu et des péripéties de la prospection pétrolière est une vraie réussite, mais le résultat est au final très inégal (n'est pas Martin Scorcese qui veut).
Interprétation : Campant un homme rustre, roublard, misanthrope et obstiné qui semble privé de toute attache, de véritable désir et même d'âme, Daniel Day-Lewis livre une composition étonnante.
Mise en scène : Paul Thomas Anderson met en scène l'épopée de la prospection puis de l'extraction pétrolière avec un grand soucis du détail, lui conférant un vrai parfum d'authenticité. Les cadrages sont superbes, mettant en exergue l'âpreté des existences, le travail des bâtisseurs, et leur foi en ces lendemains meilleurs que leur promet le rêve américain, la narration ne craignant pas de se passer de tout dialogue quand l'image se suffit à elle-même. Malheureusement, le réalisateur échoue à effectuer la transition entre la grande épopée et le drame psychologique lorsqu'il se met en devoir de percer le caractère énigmatique de son personnage. Les relations entre les protagonistes tournent alors à la caricature, de même que leurs comportements. La narration perd de sa cohérence et la mise en scène bascule dans l'outrance, exacerbant l'expression des sentiments plus que de raison, en net décalage avec la gravité et la sobriété dont elle avait su faire montre jusqu'alors, donnant l'impression que le vernis du cinéaste a fini par craquer. A ce titre, la conclusion de "There will be blood", bien que magnifiquement mise en scène sur un plan technique et esthétique, est symptomatique de cette désolante impression de dérapage et de vanité.
Références cinématographiques : Dans une certaine mesure je retrouve dans "There will be blood" les qualités et les défauts que j'avais relevés dans "Magnolia" du même réalisateur, avec notamment une tendance à l'excès dans la manière de mettre en scène les passions et les sentiments humains.
Note subjective : 6 / 10 (la moyenne entre 9 et 3, c'est à dire du grand cinéma décevant)
03 mars 2008
Shooter tireur d'élite
(Etats-Unis, sorti en 2007)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Genre : Action
Résumé : Un tireur d'élite, vétéran des marines, est sollicité par les services secrets pour déjouer une tentative d'assassinat à l'encontre du président des Etats-Unis. En dépit de ses réticences à reprendre du service, il accepte l'offre et se retrouve malgré lui au centre d'un complot militaro-industriel d'ampleur internationale.
Impressions : "Shooter tireur d'élite" offre une action non-stop et bien rythmée qui réserve son lot de rebondissements sans overdose.
Scénario : Le scénario et la plupart des situations sont peu crédibles dans le fond.
Personnages : Le principal intérêt de "Shooter tireur d'élite" réside dans son héros à la fois performant et vulnérable, synthèse improbable de XIII, Rambo et Jason Bourne, auquel Mark Wahlberg apporte une certaine humanité toujours bienvenue dans ce genre de production.
Considérations artistiques : Les décors urbains ou naturels sont variés et la mise en images est soignée.
Références cinématographiques : Sans atteindre la qualité et l'intensité des ténors du genre, ce "Shooter tireur d'élite" est plutôt une bonne surprise et tient la comparaison avec des blockbusters récents comme "Die Hard 4" de Len Wiseman ou "La vengeance dans la peau" de Paul Greengrass.
Note subjective : 6 / 10
13 février 2008
Zodiac
(Etats-Unis, sorti en 2007)
Réalisateur : David Fincher
Genre : Drame criminel
Résumé : A la fin des années 60, un criminel en série surnommé Zodiac commence à faire parler de lui en envoyant des messages codés à la presse. Des années durant, en parallèle d'une enquête policière qui piétine puis s'enlise, un journaliste cherche à découvrir l'identité du tueur jusqu'à l'obsession.
Impressions : Plus qu'une banale histoire de serial killer, "Zodiac" est la chronique d'une enquête centrée sur ses personnages plutôt que sur l'intrigue criminelle elle-même. Film d’atmosphère sans grand défaut, le film n'est cependant jamais passionnant, probablement parce qu'il lui manque une vraie couleur émotionnelle.
Scénario : A mesure que le temps passe et que la légende du Zodiac traverse les époques, le scénario évoque les imbroglios d'une enquête complexe qui multiplie les rebondissements et les fausses pistes toutes convaincantes mais jamais concluantes, et rend habilement compte de la banalisation médiatique, de l’essoufflement des volontés et de la montée d'un conservatisme qui touche la plupart des personnages.
Personnages : La psychologie des personnages (enquêteurs, journalistes, suspects,...) est plutôt fouillée.
Considérations artistiques : La reconstitution des différentes époques (l'enquête s'étale sur de nombreuses années) est soignée.
Mise en scène : Bien qu'assez classique, la mise en scène est plutôt brillante.
Références cinématographiques : Sans être une véritable déception, "Zodiac" manque de personnalité et n'est clairement pas le film le plus intéressant du cinéaste. Il souffre de la comparaison avec l'excellent "Memories of murder" de Joon-ho Bong qui abordait lui aussi le thème du serial killer sous un angle original.
Note subjective : 6 / 10
14 janvier 2008
Le dernier roi d'Ecosse
Réalisateur : Kevin MacDonald
Genre : Thriller dramatique et historique
Résumé : Son diplôme de médecine en poche, un jeune écossais voulant échapper à l'influence écrasante de son père décide d'aller exercer son métier en Ouganda. Il y fait la connaissance du nouveau président Idi Amin Dada et, subjugué par le charisme de ce dernier, accepte de devenir son médecin personnel, son conseiller et son confident. Couvert d'avantages et de présents, il tarde trop à se rendre compte qu'à mesure que le leader politique lui dévoile sa personnalité et les ombres de son pouvoir, il lui confisque la liberté.
Ce qui caractérise le film : La cauchemardesque et éprouvante descente aux enfers d'un homme sous influence.
Note artistique : La réalisation privilégie un certain réalisme tout en restant parfaitement lisible ce qui est appréciable. La reconstitution historique est crédible dans tous ses aspects : manifestations publiques ou médiatiques, arcanes du pouvoir ou vie privée. La séquence finale met en scène une séance de torture difficilement soutenable qui peut heurter les âmes sensibles.
Note filmographique : Par son scénario qui évoque un homme pris au piège d’un système terrifiant et par son atmosphère angoissante, "Le dernier roi d’Ecosse" est le digne héritier de films comme "La déchirure" de Roland Joffé ou "Midnight express" d’Alan Parker.
Points forts : Les deux visages du film, un suspense dramatique dans la forme et le portrait d'un tyran et de son régime dans le fond, sont plutôt réussis. L'ambiance est oppressante et immersive et l'aventure du jeune homme naïf qui tombe peu à peu dans les griffes du mal se suit presque comme une parabole à l'issue évidente. Forest Whitaker compose de manière saisissante un Idi Amin Dada effrayant, instable, paranoïaque et souvent plus (dangereusement) infantile que véritablement machiavélique.
Points faibles : Le film ne présente pas de véritable défaut mais trouve ses limites mêmes dans son parti pris narratif. Ne voulant choisir entre fiction, biographie ou évocation historique, il perd de sa substance et de sa force au moment de conclure.
Note subjective : 6 / 10
04 janvier 2008
La nuit nous appartient
Réalisateur : James Gray
Genre : Film noir… enfin à moitié
Résumé : Le gérant d’une boîte de nuit à succès, ignorant que son patron fait partie de la pègre, découvre que le neveu de ce dernier, un dangereux dealer, a attenté à la vie de son frère et menace celle de son père, deux policiers reconnus avec lesquels il est en froid. Bouleversé par l’événement et contre l’avis de son père, il décide d’aider la police à coincer le trafiquant en mettant son existence en danger.
Ce qui caractérise le film : Le film se divise en deux parties assez inégales, la première étant très réussie à la manière d’un vrai film noir, la seconde étant hélas plus conventionnelle.
Note artistique : La réalisation est classique dans le bon sens du terme. A noter toutefois une courte mais néanmoins excellente course poursuite automobile à suspense sous des trombes d’eau. La bande son est émaillée de tubes des années 80 plutôt bien choisis.
Note filmographique : J’avoue que j’attendais un peu mieux de ce film ayant davantage apprécié "Little Odessa" du même réalisateur.
Points forts : La première partie du film (jusqu’à la fameuse course poursuite automobile citée plus haut dont je tairai le dénouement) est vraiment excellente. L’ambiance est alors sombre et inquiétante, les événements s’emballant d’eux-mêmes dans une direction dramatique et incontrôlable à la manière d’un film noir. Dans l'ensemble les personnages sont crédibles et échappent aux archétypes du genre.
Points faibles : La seconde partie du film n’est pas mauvaise, mais elle déçoit les promesses de la première et se déroule sans grande surprise jusqu’au "happy end".
Note subjective : 6 / 10
26 novembre 2007
L'aventure intérieure
Réalisateur : Joe Dante
Genre : Comédie fantastique
Résumé : Un pilote de chasse en disgrâce accepte de participer à une expérience scientifique : il doit être miniaturisé puis injecté dans le système sanguin d'un lapin à bord d'un micro-submersible expérimental. Pendant l'expérience, le laboratoire est pris d'assaut par un groupe criminel qui veut s'approprier cette technologie prometteuse et l'homme se retrouve par accident dans le système sanguin d'un parfait inconnu hypocondriaque.
Ce qui caractérise le film : Amusant et distrayant.
Note artistique : A quelques exceptions près, les effets visuels, en particulier ceux qui rendent compte de l'intérieur du corps humain, sont réussis et ont bien vieilli. La mise en scène est en revanche assez quelconque.
Note filmographique : "L'aventure intérieure" appartient à la veine des comédies fantastiques américaines des années 80, dont il est l'un des fleurons au côté de "Gremlins" du même Joe Dante et de "Retour vers le futur" de Robert Zemeckis. Il s'inspire à l'évidence de "Le voyage fantastique" de Richard Fleisher mais n'en reprend que l'idée initiale.
Points forts : "L'aventure intérieure" mise beaucoup sur le registre de la comédie et réserve de savoureuses séquences burlesques animées par des personnages caricaturaux dignes des archétypes que l'on peut trouver dans certains "James Bond". On ne se lasse pas d'admirer le magnifique cabriolet Mustang rouge du héros que conduit son "hôte".
Points faibles : On peut regretter que le volet fantastique du film soit un peu en retrait et que l'aventure soit davantage extérieure qu'intérieure, les séquences dans le corps humain renvoyant le plus souvent à une intrigue et à des événements qui se déroulent dans l'univers standard à une échelle habituelle.
Note subjective : 6 / 10
Eragon
Réalisateur : Stefen Fangmeier
Genre : Aventures médiévales fantastiques
Résumé : Un ancien monteur de dragon a pris le pouvoir impérial par la force et tyrannise ses sujets. Il a mis fin à la caste des dragons et dragonniers, seule capable de lui opposer résistance. Cependant un œuf de dragon lui a échappé, échouant entre les mains d'un jeune paysan imaginatif et courageux...
Ce qui caractérise le film : Un conte fantastique à l'ambition modérée mais très plaisant.
Note artistique : La mise en scène, les cadrages et le montage sont très classiques (ce qui n'est pas forcément désagréable par les temps qui courent). Les effets spéciaux sont de bonne facture offrant au regard de belles séquences aériennes.
Note filmographique : "Eragon" est l'une des grosses productions venues surfer sur la vague médiévale fantastique matinée d'heroïc fantasy qui a suivi les succès de la série des "Harry Potter" et de la trilogie du "Seigneur des anneaux". D'une ambition plus limitée que ses modèles, le film est néanmoins plus convaincant que "Le monde de Narnia" qui l'a précédé un an auparavant.
Points forts : Simple et lisible à tout point de vue dans son scénario ses personnages et son déroulement, visuellement réussi sans pour autant étonner, "Eragon" est un spectacle agréable et tout public, sans surprise mais sans grande faiblesse. Interprétant avec justesse et sobriété un mentor désabusé (personnage souvent surjoué dans le genre...), Jeremy Irons contribue beaucoup à l'équilibre de l'ensemble, entre légèreté et gravité.
Points faibles : Il manque à "Eragon" un vrai souffle épique pour marquer durablement le spectateur de son empreinte.
Note subjective : 6 / 10
13 novembre 2007
Les promesses de l'ombre
Réalisateur : David Cronenberg
Genre : Film de gangsters
Résumé : Une jeune russe de 14 ans meurt anonymement dans un hôpital londonien en mettant au monde une petite fille. Le seul indice qu'elle laisse derrière elle est un journal intime en langue russe. A l'aide de ce dernier, une sage-femme entreprend de retrouver sa famille pour lui confier le nouveau-né. Son enquête l’amène à fréquenter le milieu de la mafia russe installée à Londres.
Ce qui caractérise le film : Un film oppressant qui oscille entre le film de gangsters et le mélodrame.
Note artistique : La mise en scène et la photographie sont très soignées. La reconstitution d'une communauté russe est, sinon véridique, du moins tout à fait crédible.
Note filmographique : "Les promesses de l'ombre" est plus intime, plus sombre et plus proche de l'univers habituel de Cronenberg (on y retrouve notamment l'obsession qu'entretient le cinéaste avec le thème de la corruption du corps) que ne l'était "History of violence". Néanmoins à l'instar de ce dernier, le film laisse un goût d’inachevé et s’avère sensiblement moins passionnant que les œuvres les plus marquantes du réalisateur telles que "Vidéodrome", "La mouche", "Existenz", "Le festin nu" ou "Faux semblants".
Points forts : L'intérêt du film réside principalement dans son intrigue mélodramatique qui va servir de révélateur à l'identité profonde de chacun des personnages. La description, plutôt sobre, d'un milieu mafieux et de ses pratiques est quant à elle classique et sans surprise, même si elle est transposée dans la communauté russe. Sur le plan formel elle évite cependant l'écueil du romantisme lyrique, privilégiant une vision sombre et sans pitié. Au chapitre des séquences mémorables, on retiendra la scène où l'on voit Viggo Mortensen se battre entièrement nu contre deux tueurs dans un sauna, une prouesse physique et visuelle à mettre à la fois au crédit de l'acteur et du réalisateur.
Points faibles : Le film est parsemé de détails sanglants inutiles et un peu gratuits. On ne retrouve que trop rarement l'esprit de Cronenberg et le film aurait gagné à développer davantage le personnage ambigu et ténébreux interprété par Viggo Mortensen. A ce sujet, le générique de fin, typique de l'univers de Cronenberg, pourrait presque apparaître comme un mea culpa du réalisateur.
Note subjective : 6 / 10
06 novembre 2007
Michael Clayton
Réalisateur : Tony Gilroy
Genre : Drame criminel, judiciaire et psychologique à suspense
Résumé : Sur le point de conclure une longue et délicate affaire judiciaire opposant son client, un grand groupe industriel, à une association de victimes, l’un des principaux associés d’un grand cabinet d’avocats de New York craque psychologiquement et retourne sa veste, prenant fait et cause pour les victimes. Son ami Michael Clayton, avocat dans le même cabinet, tente de le raisonner tout en essayant de lui venir en aide. Ce faisant, il met le doigt dans un engrenage qui va l’obliger à faire lui-même des choix.
Ce qui caractérise le film : Un suspense centré sur ses personnages, assez brouillon mais intéressant, qui pose de manière centrale la question personnelle du choix.
Note artistique : La mise en scène est assez classique. Elle se démarque néanmoins par une chronologie et un montage sophistiqués.
Note filmographique : Le propos de "Michael Clayton" fait immédiatement penser à celui de "Erin Brockovich" de Steven Soderbergh (qui participe à la production du film) ou de "Révélations" de Michael Mann. Néanmoins il s’en démarque par un traitement sensiblement différent.
Points forts : Le scénario est intéressant et aborde le genre sous un angle relativement original, à mi-chemin entre l’intrigue économico-judiciaire, le suspense criminel et le drame psychologique. La mise en scène délaisse les effets de manches judiciaires et les rebondissements scénaristiques habituels pour se focaliser sur le parcours personnel et psychologique de personnages (d’un bord ou de l’autre) amenés, dans un contexte tendu et dramatique, à faire et à assumer des choix pouvant remettre en cause leurs existences. En filigrane, le film dénonce le cynisme des multinationales toutes puissantes sans pour autant en faire son axe principal et le slogan de l’affiche ("Pour éviter des millions de victimes un avocat se retourne contre son propre client") donne une idée erronée de ce qu’est "Michael Clayton".
Points faibles : Si le montage est par moment réussi, sa complexité brouille la lisibilité du film dans sa première moitié. Compte tenu du sujet traité, le film est dans l’ensemble un peu trop froid avec une conclusion plutôt abrupte.
Note subjective : 6 / 10
