CinEdito

12 septembre 2008

Martyrs

Martyrs___250(France/Canada, sorti en 2008)

Réalisateur : Pascal Laugier

Genre : Horreur et expérimental

Film vu en salle

Résumé : Traumatisée par une expérience de séquestration douloureuse et humiliante durant son enfance, une jeune femme entreprend de se venger de ceux en qui elle croit reconnaître ses bourreaux, accompagnée de sa meilleure amie.

Impressions : "Martyrs" est un très grand film (le temps et d'autres visions me permettront d'évaluer si le terme de chef d'œuvre lui est applicable), une métaphore de la déshumanisation de notre société en même temps qu'une plongée aux tréfonds de la souffrance, suscitant la compassion du spectateur et martyrisant (c'est bien le mot) son humanité à un niveau peut être jamais atteint jusqu'alors au cinéma. Pour peu que l'esprit ne rejette pas, volontairement ou involontairement, le spectacle extrême, radical, terriblement violent et viscéralement profond de "Martyrs", il ne peut qu'être happé, transporté et bouleversé par ce film qui réussit ce pari à priori impossible d'être à la fois insoutenable et magnifique. La mise en scène, sobre mais néanmoins savamment élaborée, est remarquablement efficace, la succession des trois temps successifs du film - qui bénéficie d'un vrai scénario - amenant progressivement le spectateur d'un terrain classique qui lui est familier vers une terre inconnue où il se retrouvera face à lui-même. "Martyrs" est à l'évidence un film manipulateur en même temps qu'une œuvre mature qui va au bout de ses idées et ne laisse aucune place à la tiédeur et au politiquement correct. Un tel film ne peut que diviser car il constitue une véritable expérience au potentiel traumatisant hors norme et à laquelle le cinéma lisse et formaté de ces dernières années ne peut préparer (même quand on est expérimenté, curieux par nature, et averti...). A la croisée des chemins d'un "Haute tension" et d'un "13 tzameti" sublimés (pour prendre des références hexagonales), "Martyrs" constitue une nouvelle référence qui transcende le genre, aux antipodes de la vanité des slasher-movies et autres "Saw" aux effets horrifiques calibrés pour offrir un frisson pop-corn. Je ne peux néanmoins ni conseiller ni déconseiller "Martyrs". C'est un voyage que chacun doit choisir d'entreprendre ou pas.

Note subjective : 10 / 10

 

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29 juillet 2008

Eden Log

Eden_Log___250(France, sorti en 2007)

Réalisateur : Franck Vestiel

Genre : Science-fiction

Résumé : Un homme reprend connaissance dans la boue et l'obscurité de ce qui semble être une installation industrielle en sous-sol. Frappé d'amnésie, il cherche à regagner la surface, traversant des lieux étranges, délabrés et chaotiques où rodent des présences inquiétantes.

Impressions : "Eden Log" est une excellente surprise. Rarement le cinéma français de genre n'a fait preuve d'une telle ambition artistique et narrative tout en réussissant le pari du spectacle et de la cohérence. Le pitch de départ pouvait laisser craindre une œuvre habile mais creuse, puisant simplement ses ressorts dans des films comme "Cube" de Vincenzo Natali ou "Saw" de James Wan. Il n'en est rien et "Eden Log" s'avère être une expérience véritablement originale, immersive, avec une forte personnalité qui la rend unique.

Scénario : Le scénario est ambitieux. Il reste néanmoins assez obscur et c'est sans doute là le seul reproche que l'on peut adresser à "Eden Log".

Interprétation : L'interprétation très physique de Clovis Cornillac est excellente et apporte beaucoup de crédibilité au film.

Considérations artistiques : Le film ayant bénéficié de très peu de moyens, les décors sont sobres voire minimalistes. L'une des grandes forces du film réside dans l'exploitation déstabilisante de ces décors qui s'avèrent réalistes et cohérents mais offrent peu de points de repère spatiaux ou fonctionnels, sans jamais tomber dans le gratuit ou le n'importe quoi.

Mise en scène : La mise en scène est variée, imaginative et fait preuve de qualités techniques remarquables, contribuant à entretenir l'immersion et l'intérêt jusqu'au terme du film.

Références cinématographiques : Après quelques tentatives louables mais en demi-teinte comme "Renaissance" de Christian Volckman ou "Chrysalis" de Julien Leclercq, le cinéma français livre avec "Eden Log" ce qui est probablement le meilleur film de SF hexagonal depuis "Le dernier combat" de Luc Besson.

Note subjective : 8 / 10

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Les 4 fantastiques et le surfeur d'argent

Les_4_fantastiques_et_le_surfer_d_argent___250(Etats-Unis, sorti en 2007)

Réalisateur : Tim Story

Genre : Adaptation de comics

Résumé : Les 4 fantastiques doivent faire face à une nouvelle menace venue de l'espace, un surfeur d'argent aux motivations énigmatiques qui semble en vouloir au cœur même de la planète.

Impressions : Ne sachant pas choisir entre la comédie et l'action dramatique, le film passe sans cesse de l'un à l'autre et échoue à trouver son rythme et sa substance. Au final il ne reste qu'un spectacle superficiellement distrayant que l'on oublie aussi vite que l'on l'a vu.

Scénario : Le scénario, teintée d'écologie, est intéressant mais sous-exploité.

Personnages : Le personnage du surfeur suscite l'intérêt mais n'est pas assez approfondi. Deux fantastiques sur quatre sont inconsistants ("la chose" et, Ô ironie, "la femme invisible"). Le méchant, inutilement et maladroitement ressuscité du premier épisode, est expédié trop rapidement.

Références cinématographiques : "Les 4 fantastiques et le surfeur d'argent" est un sous "X-Men" (de Bryan Singer) à peine meilleur que le premier volet.

Note subjective : 5 / 10

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30 juin 2008

Planète terreur

Plan_te_terreur___250(Etats-Unis, sorti en 2007)

Réalisateur : Robert Rodriguez

Genre : Parodie de série Z

Résumé : Un commando de mercenaires prend possession d'une base militaire où un scientifique tente de mettre au point un agent biochimique qui améliore les capacités humaines, entraînant malheureusement une accoutumance et de fâcheux effets secondaires. Pendant l'attaque, un stock de ladite substance s'échappe dans l'atmosphère et contamine toute la région, transformant la population en zombies ivres de sang.

Impressions : Nonobstant quelques idées ou personnages assez fun, "Planète terreur" s'avère pauvre et lassant sur la durée car misant tout sur une ambiance potache, déjantée, excessivement gore et sans imagination.

Personnages : Les personnages sont très pittoresques, dans un esprit très "BD" qui passe cependant mieux dans un film comme "Sin City" du même Robert Rodriguez que sous cette forme.

Mise en scène : Le film est précédé d'une fausse bande annonce assez sympa qui met le doigt là où ça fait mal, car à vrai dire les idées délirantes du film ne valaient elles-mêmes pas plus qu'une bande annonce. Si la pellicule a subit un traitement visuel rétro en hommage à un certain cinéma de série Z, la mise en scène, beaucoup trop actuelle, ne suit malheureusement pas cette logique cosmétique.

Références cinématographiques : Relevant d'une démarche commune, "Planète terreur" s'avère sensiblement moins convaincant que "Boulevard de la Mort" de Quentin Tarantino.

Note subjective : 4 / 10

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La planète bleue

La_plan_te_bleue___250(Etats-Unis, sorti en 2004)

Réalisateur : Alastair Fothergill, Andy Byatt

Genre : Documentaire

Impressions : Servi par des images d'une beauté époustouflante, confinant parfois à la magie, "La planète bleue" est la confirmation flagrante que l'inventivité de la nature est sans limite, dépassant de loin la créativité humaine. On a rarement vu de plus belles images, que ce soit sur petit ou grand écran.

Considérations artistiques : Même si cela ne nuit nullement au spectacle, on peut regretter que la musique "hollywoodienne" soit parfois un peu trop présente.

Mise en scène : Le réalisateur a pris le parti de laisser parler les images avec une scénarisation et un commentaire réduits au minimum. La qualité artistique des cadrages est particulièrement étonnante, à ce point que l'on en oublie complètement le défi technique qu'ils représentent.

Références cinématographiques : Par son approche, "La planète bleue" s'inscrit à mi-chemin entre "Microcosmos" de Claude Nuridsany et Marie Pérennou et "La marche de l'empereur" de Luc Jacquet. Certaines images font penser à "Abyss" de James Cameron, même si la réalité surpasse allègrement la fiction.

Note subjective : 8 / 10

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23 juin 2008

Red road

Red_road___250(Grande-Bretagne, sorti en 2006)

Réalisateur : Andrea Arnold

Genre : Suspense psychologique

Résumé : Une jeune femme qui travaille pour une société de vidéo-surveillance des rues de Glasgow reconnaît sur ses écrans la silhouette d'un homme qu'elle croyait en prison. Elle apprend que ce dernier, responsable d'un drame personnel qui a brisé sa vie, a bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle. Usant des moyens techniques à sa disposition, elle entreprend alors de surveiller ses moindres faits et gestes, persuadée qu'il ne peut que commettre un nouvel écart.

Impressions : "Red road" est un film dur et subtil sur le deuil. En dépit d'un scénario qui peut paraître classique à la base, c'est une œuvre austère, adulte, crue et étonnante dans la forme, évitant les clichés du cinéma de pur divertissement et portant un regard à la fois sombre et optimiste sur la nature humaine.

Scénario : Sans sacrifier le fond à la forme, le scénario propose néanmoins un vrai suspense, digne d'un très bon thriller.

Interprétation : L'interprétation est à tout point de vue d'une très grande justesse.

Considérations artistiques : L'histoire prend place dans le décor et l'ambiance sociale d'une banlieue désœuvrée. Ce réalisme n'empêche pas le film de bénéficier d'une belle photographie.

Références cinématographiques : Par sa thématique et sa narration, "Red road" rappelle "Je vais bien ne t'en fais pas" de Philippe Lioret. Par son ambiance et le milieu qu'il décrit, il s'inscrit dans la lignée du cinéma réaliste et social britannique de ces dernières années.

Critiques et récompenses : "Red road" a reçu le prix du jury au festival de Cannes 2006.

Note subjective : 7 / 10

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PTU - Police Tactical Unit

PTU___250(Hong-Kong, sorti en 2005)

Réalisateur : Johnnie To

Genre : Policier

Résumé : Alors qu'il sort d'un restaurant, un policier de Hong-Kong se fait agresser et dérober son arme de service par une bande de voyous. Peu après dans la même soirée, le chef de la bande est assassiné. La rumeur court bientôt que son père, un chef de triade, est décidé à trouver le coupable et à l'abattre. Toute la nuit, les patrouilles de la police urbaine se retrouvent alors sur le qui-vive.

Impressions : "PTU" est un film singulier et envoûtant, caractérisé par un rythme lent, une ambiance nocturne originale et quelques touches d'humour discrètes. Véritablement poétique par instant, c'est l'un des films policiers les plus enthousiasmants qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années.

Scénario : L'histoire prend place dans les rues vides de Hong-Kong le temps d'une nuit. Le scénario, d'une grande précision, distille un suspense diffus sur fond de règlement de compte mafieux, de violences policières et de guerre des polices, avec en conclusion un rebondissement inattendu.

Considérations artistiques : Le travail sur la lumière est très soigné, avec une variété d'effets d'une scène à l'autre.

Mise en scène : La mise en scène, très stylisée mais d'une très grande fluidité, témoigne d'un à-propos et d'un talent rares. Chaque plan a été travaillé dans ses moindres détails et la qualité des cadrages est tout simplement exceptionnelle, voire parfois sublime (je n'exagère pas). Le résultat est d'autant plus remarquable que les conditions de tournage ont été elles-mêmes très singulières (les rues de Hong-Kong n'étant que rarement désertes, même la nuit, le tournage a duré près de trois ans par intermittence).

Références cinématographiques : Plus proche de l'univers de Kitano que de celui de John Woo, "PTU" est à ranger parmi les meilleures réalisations de Johnnie To au même titre que "Election 2" et "Exilés". Autre article concernant le même cinéaste : "Election 1".

Note subjective : 8 / 10

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16 juin 2008

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Indiana_jones_et_le_royaume_du_cr_ne_de_cristal___250(Etats-Unis, sorti en 2008)

Réalisateur : Steven Spielberg

Genre : Aventures

Résumé : Le célèbre Dr Jones est appelé à la rescousse de l'un de ses éminents collègues qui a disparu alors qu'il s'apprêtait à ramener une étrange relique dans une cité mythique d'Amérique du sud. Alors qu’il marche dans les traces de son vieil ami, l’archéologue découvre que les soviétiques s’intéressent de près à ladite relique.

Impressions : Ressusciter le personnage d'Indiana Jones dans une 4ème aventure, 19 années après le 3ème volet, était une entreprise pour le moins audacieuse, défi que Steven Spielberg a relevé avec succès, signant un pur divertissement débarrassé de toute ambition superfétatoire. Le retour de l'archéologue est indéniablement réussi et les ficelles de l'aventure fonctionnent une fois encore, grâce à ce cocktail inimitable de jeu de piste, bagarres, poursuites échevelées, cascades ébouriffantes, menaces létales et décors inquiétants, assaisonné d'une bonne dose d'humour.

Scénario : Comme il se doit, le scénario est linéaire et improbable, assez proche de celui du premier volet dans sa construction. C'est un véritable hommage à la série B comme on l'aime qui joue sur la corde de la nostalgie et fait la part belle à une action trépidante. Les à-côtés politiques ou familiaux de l'aventure sont très superficiels et peu convaincants mais dans le feu de l'action on n'y prête guère attention.

Personnages : Toujours dans l'esprit "série B", les méchants du film, délicieusement caricaturaux, sont très plaisants avec au premier chef une scientifique soviétique incarnée par Cate Blanchett qui semble s'être beaucoup amusée à tenir le rôle. C'est avec le même plaisir que l'on retrouve le personnage d'Indiana Jones, certes marqués par les ans, mais toujours en verve, opiniâtre et plutôt en forme.

Références cinématographiques : Il est tentant de vouloir comparer cet "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal" avec ses prédécesseurs ("Les aventuriers de l’arche perdue", "Indiana Jones et le temple maudit", "Indiana Jones et la dernière croisade" de Steven Spielberg). Sans parvenir à égaler le premier épisode, c'est probablement celui qui s'en rapproche le plus dans l'esprit et la manière. Autre article concernant le même cinéaste : "Munich".

Note subjective : 7 / 10

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26 mai 2008

Buenos Aires 1977

Buenos_Aires_1977___250(Argentine, sorti en 2007)

Réalisateur : Adrian Caetano

Genre : Drame historique

Résumé : Suite à une dénonciation calomnieuse, un jeune argentin est arrêté par la police politique de la junte militaire qui le soupçonne de collaborer avec la résistance clandestine. Il est aussitôt incarcéré dans une ancienne villa reconvertie en centre de détention secret où sont détenus d'autres prisonniers politiques. Il comprend vite que ses geôliers ne sont pas là pour établir ou non sa culpabilité mais pour lui faire cracher d'autres noms à n'importe quel prix, en usant de torture physique, d'humiliation psychologique et en misant sur l'usure du temps.

Impressions : "Buenos Aires 1977" illustre la répression et la politique de terreur exercées par la dictature militaire argentine contre toute forme d'opposition, sujet intéressant car rarement abordé de manière frontale au cinéma. En dépit de ses qualités, le film manque néanmoins de punch et ne parvient pas à installer une atmosphère aussi oppressante qu'attendu, probablement à cause d'un traitement formel mal adapté au sujet.

Personnages : Qu'ils soient geôliers, tortionnaires ou détenus, les personnages sont intéressants car crédibles et nuancés dans leurs comportements.

Interprétation : L'interprétation, parfois très physique, est excellente et soutient l'intérêt du film.

Mise en scène : La mise en scène est sophistiquée alors qu'un traitement plus objectif, sobre et brut, aurait sans doute mieux convenu à un tel sujet.

Références cinématographiques : L'ambiance de huis-clos éprouvant, évoque celle de "L'aveu" de Costa-Gavras, de "Midnight Express" d'Alan Parker ou de "13 Tzameti" de Gela Babluani.

Note subjective : 6 / 10

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La vie des autres

La_vie_des_autres___250(Allemagne, sorti en 2007)

Réalisateur : Florian Henckel von Donnersmarck

Genre : Drame

Résumé : Désirant obtenir les faveurs exclusives d'une très belle actrice, un haut dignitaire politique de la RDA ordonne la mise sous écoute de l’auteur de théâtre à succès avec lequel elle vit, faisant pression sur les services de la Stasi pour que soit prouvée à tout prix sa dissidence. Mais à l'écoute de l'intimité du couple, l'officier chargé de la surveillance découvre avant tout un univers fait de culture et de sensibilité qui lui était inconnu jusqu'alors, et décide de falsifier les rapports qu'il communique à sa hiérarchie.

Impressions : "La vie des autres" est un thriller politique oppressant doublé d'un regard optimiste sur l'individu. L'atmosphère étouffante de l'ex-RDA, sous le contrôle impitoyable de la Stasi, est très bien rendue, de même que les enjeux personnels et politiques qui sous-tendent les motivations des protagonistes. Le film évoque les mécanismes et effets de boomerang qui font que la suspicion exacerbée d'un pouvoir peut devenir le propre moteur de sa dissidence, et qui font que l'individu intègre qui assure l'efficacité d'un système peut être le premier à se retourner contre celui-ci s'il est détourné de son usage légitime (un ressort souvent utilisé dans la littérature ou le cinéma engagé).

Scénario : Le film vaut plus par son traitement que par son scénario proprement dit. Les principaux rebondissements de l'intrigue, l'entrée en dissidence de l'auteur de théâtre d'une part et la conversion de l'officier de la Stasi d'autre part sont abordés de manière trop précipitée et semblent un peu trop artificiels. Néanmoins, la conclusion de l'histoire, de l’événement qui marque la clôture des écoutes jusqu'à l'épilogue quelques années plus tard est émouvante et réussie, rattrapant sur le fil ces petites maladresses scénaristiques.

Personnages : L'évolution psychologique de l'impassible et discret officier en charge des écoutes constitue l’un des principaux attraits du film.

Interprétation : De manière générale, l'interprétation est excellente, avec une mention toute particulière pour Ulrich Mühe qui interprète avec finesse un officier de la Stasi froid, méthodique et efficace s’éveillant à la vie en découvrant la force inexorable des émotions et des sentiments.

Mise en scène : La mise en scène est soignée mais la caméra a trop souvent recours à des cadrages en grand angle qui déforment l'image.

Critiques et récompenses : "La vie des autres" a reçu de nombreuses récompenses dont l’oscar du meilleur film étranger en 2007.

Note subjective : 7 / 10

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